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Thursday June 22nd 2017

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Visite de St. Petersbourg par le sculpteur Schadow. – Solodkoff



Visite de St. Petersbourg par le sculpteur allemand Schadow en 1791 et dessins des guerriers russes de la guerre patriotique 1812-1813

En Janvier 1791 FREDERIC GUILLAUME II de PRUSSE ordonna la construction dun monument équestre de son grand ancêtre FREDERIC II. Dans ce but, l’Académie des Beaux Arts de Berlin ordonna un concours et au mois de Mai de la même année se tint une exposition des divers projets et modèles de ce monument.

Le choix royal tomba sur le projet de SCHADOW (1764-1850) qui, après un séjour de 3 ans à Rome, avait été nommé en 1788 membre ordinaire de l’Académie des Beaux Arts et sétait déjà fait remarquer par son œuvre.

Le monument devait être en bronze et la statue coulée à Berlin. SCHADOW connaissait très peu la technique du coulage du métal et le roi FREDERIC GUILLAUME II proposa au sculpteur de faire un voyage détudes à Stockholm et à St Pétersbourg pour mieux connaître cette technique.

En Août 1791 SCHADOW partit pour Stockholm et, sur le conseil de lAmbassadeur de PRUSSE von BROCKHAUS, se rendit à St Pétersbourg où lon était en train de couler quelques grandes statues de bronze.

C’est  en 1849 que SCHADOW publia les impressions de son séjour sur les rives de la Néva.

Ce berlinois, quasiment provincial, fut frappé. par la beauté de la St Pétersbourg de CATHERINE. Le coût de la vie effraie cet allemand économe et^P se plaint dans ses lettres à sa femme sur la nécessité lе faire des écarts de budget.

Il se voit obligé d’utiliser continuellement une voiture pour aller dun point à un autre dans cette ville si étendue et où un étranger se déplaçant à pieds serait mal vu.

Malgré son désir de vivre économiquement, il est obligé, sur le conseil du diplomate von WEGENER, de louer les services dun équipage à deux chevaux pour se déplacer entre les ateliers de fonte ou faire les visites obligatoires.

SCHADOW souligne dans ses lettres la large hospitalité russe et dit à sa famille quil est quasiment tous les jours invité à dîner.

Se trouvant face à face avec le problème de créer un monument grandiose, le sculpteur est très impressionné par la statue équestre de PIERRE LE GRAND faite par le sculpteur FALCONET. SCHADOW écrit: «Ce n’est que dans le métal que lon peut, sans prendre de risques, réaliser une entreprise aussi courageuse».

SCHADOW visite les palais impériaux proches de St Pétersbourg et est frappé par le luxe de Péterhof. Il est étonné de retrouver de nombreuses copies de statues connues dressées dans le parc de Tzarskoïé-Sélo, témoignages de lamour quavait pour lart lImpératrice CATHERINE, mais il est particulièrement frappé de la facilité avec laquelle la cour dépensait pour faire ériger ces monuments.

Lacadémicien berlinois fit aussi de nombreuses rencontres, il fut aimablement reçu par le vénérable président de l’Académie des Beaux- Arts I.I. BETSKY ainsi que par le comte A.S. STROGNOFF qui lui fit visiter sa galerie de peinture.

Il connut aussi les palais du Prince BEZBO- RODKO et du Comte OSTERMANN.

SCHADOW fut aussi très bien reçu par les peintres étrangers résidant à St Pétersbourg, notamment par GUARRENGHI qui lappelle: «un second Palladio» et auquel il trouve cet agréable mélange de litalien riche et bienveillant de la «nobilita moscovita».

Avec laide du Consul de PRUSSE MASS, SCHADOW peut assister à un lever de CATHERINE II ainsi quà la cérémonie religieuse où il vit lImpératrice prier à genoux. Il assista aussi à la cérémonie de présentation des vœux à lImpératrice et à la présentation des diplomates étrangers par le Comte OSTERMANN.

Ayant obtenu tous les renseignements concernant lérection du monument à PIERRE LE GRAND et le coût de cette opération, SCHADOW quitta St Pétersbourg pour revenir à Stockholm.

Les relations entre SCHADOW et la RUSSIE ne se limitèrent pas à cette courte visite de St Pétersbourg et, dans ses Mémoires, il cite souvent les visites faites chaque année par les Empereur ALEXANDRE 1er et NICOLAS 1er aux expositions académiques en citant leurs appréciations de certaines œuvres dart exposées.

En 1808 SCHADOW reçoit une commande du Prince KOURAKINE, Ambassadeur à Paris, pour lexécution dun monument funéraire sur la tombe dun des valets du Prince décédé durant le voyage de Tilsit.

SCHADOW décrivit avec beaucoup de détails lentrée des troupes russes à Berlin en 1813, les cosaques étant la grande curiosité du défilé militaire.

Il fut très intéressé par ces cavaliers ainsi que par dautres guerriers des régions orientales de la RUSSIE, ayant toujours pensé réaliser un album des races différentes.

Il sadressa au Prince REPNINE, gouverneur désigné de Berlin, le priant de lui présenter quelques modèles pour cette série de croquis, ce à quoi le Prince donna son consentement.

Le résultat artistique de cette présence des troupes russes à Berlin se trouve à l’Académie des Beaux-Arts de Berlin, où sur 10 feuilles lon peut voir des croquis faits au crayon des différents types de soldats de l’armée impériale.

C’est à la même époque que lon peut attribuer son croquis fait à la plume et gravé par INGEL sous le nom de «1Ataman PLATOFF et ses cosaques» et qui appartient au Prince IOHANNES GEORG de SAXE à Dresde.

C’est  une rare représentation des cosaques de 1812 qui a paru en 1962 dans le recueil des œuvres de Deniss DAVYDOFF, publié par la Maison dEdition artistique de Moscou sous la direction et la rédaction de Vladimir ORLOFF.

Cette publication soviétique donne linformation suivante concernant le graveur: «Ataman PLATOFF et ses cosaques» gravure de F. TUGEL daprès le dessin de SCHÄDEL, lon se demande pourquoi le nom de SCHADOW a été transformé en SCHÄDEL, mais ceci reste un mystère total.

De cette série des soldats de 1812 croquée  par SCHADOW nous reproduisons le dessin dun cosaque du Don en tenue de campagne, la pique à la main, le sabre sur le côté pendant de la large ceinture avec un étui pour le pistolet et dans le dos sur sa courroie une giberne réglementaire. Daprès le cordeau du couvre-chef et la giberne lon peut conclure que ce cosaque fait partie de la Sotnia (centurie) de la garde.

Un autre cosaque est représenté la lance à la main et porte le chapeau dit «de fourrage», cest-à-dire de campagne, ayant la forme dun bonnet que nous retrouvons d’ailleurs sur la tête des cosaques du dessin «Ataman PLATOFF et ses cosaques». Dans cette dernière œuvre le centre dintérêt n’est pas lAtaman PLATOFF lui-même dont la représentation et l’uniforme tiennent plutôt de limaginaire; mais le cosaque Plastoun portant son fusil sur lépaule et tenant une lance dans la main droite, la tête bandée dun chiffon sanglant. Ce cosaque a été certainement croqué par SCHADOW daprès nature. A larrière- plan de ce dessin nous voyons les restes de la Grande Armée Napoléonienne se rendant aux cosaques.

G. Solodkoff


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